L’auto-assemblage de copolymères à blocs AB dans un solvant sélectif de l’un des blocs permet d’obtenir des nano-particules pouvant avoir des propriétés électroniques ou biomédicales intéressantes. En général, lorsque le bloc insoluble A forme des agrégats amorphes, des micelles sphériques sont obtenues en solution diluée. Nous nous intéressons au cas où le bloc insoluble A s’auto-organise, car des particules de formes variées peuvent être obtenues. Cela a été démontré dans le cas de copolymères à blocs rigide-flexible, pour lesquels la forme des particules est régie par l’empilement des blocs rigides. Lorsque le bloc insoluble A est flexible, sa cristallisation peut aussi induire l’organisation du cœur des particules. Il a été montré que de tels copolymères forment de fines plaquettes (dues à la cristallisation du bloc insoluble), entourées d’une couronne solvatée du second bloc. Un cas particulier remarquable est constitué par le polylactide dont les deux formes énantiomères (poly(L-lactide) et poly(D-lactide)) co-cristallisent en formant un stéréocomplexe.
Dans ce contexte, nous nous intéressons aux points suivants :
synthèse contrôlée de copolymères diblocs,
obtention de nanoparticules à partir de copolymères diblocs,
stéréocomplexation du polylactide.
A titre d’exemple, la figure suivante montre une image AFM d’une particule obtenue par co-crystallisation de poly(L-lactide)-bloc-poly(caprolactone) avec du poly(D-lactide)-bloc-poly(caprolactone).
